Pèlerinage sur les terres de Rumi

Qu’est-ce qui peut bien nous amener à Konya, si ce n’est un pèlerinage sur les traces de Rumi? Le plus grand poète mystique d’origine Perse, Celaleddin Rumi, aussi connu sous le nom de Mevlana, qui a vécu à Konya au 13ème siècle et y a fondé la confrérie des derviches tourneurs

Étonnement, nous avions un deuxième motif pour venir à Konya, spécialement ce week-end du 8 et 9 juin 2019. Complètement incongru… puisque, l’équipe de France de Football affrontait l’équipe de Turquie, dans un match de qualification pour l’Euro 2020! Nous n’allions donc pas rater l’occasion de venir encourager nos joueurs et visiter Konya par la même occasion! (quant au résultat du match… on en reparle plus bas…).

Comment se rendre à Konya?

Pour rejoindre Konya depuis Istanbul, le plus simple est de prendre l’avion. En voiture, vous en auriez pour plus de 7 heures. Ce qui fait beaucoup pour un week-end 😉

Depuis l’aéroport de Konya, vous pouvez prendre un taxi et rejoindre le centre-ville pour une somme d’environ 60TL. Les taxis à Konya sont bien moins nombreux qu’à Istanbul, aussi je peux vous recommander Ayhan, qui est très sympathique et qui parle super bien anglais. (son numéro : +90 532 226 23 24)

Qui était Rumi?

Impossible de parler de Konya sans revenir un instant sur Celaleddin Rumi, aussi appelé Mevlana.

Peut-être que son nom ne vous dit rien, et pourtant, il est extrêmement célèbre à travers le monde. Et pas uniquement dans le monde musulman. A tel point que de nombreux cars déversent leurs flots de touristes chinois et autres devant le musée qui abrite son mausolée.

Celaleddin est né en Perse, à Balkh, dans l’actuel Afghanistan, le 30 septembre 1207.

A cette époque déjà, le secteur n’était pas très sûr, et le jeune Celaleddin doit fuir avec sa famille les attaques du peuple mongole. Son père qui était un théologien renommé, est accueilli à Konya, alors capitale d’un sultanat Seldjoukide appelé Rum (prononcer Roum), car fondé sur d’anciens territoires romains. D’où son premier surnom de Rumi.

Il succédera à son père en devenant lui-même un maître soufi de grande réputation. D’où son deuxième surnom de « Mevlana » qui signifie « notre maître« .

Plusieurs personnes vont croiser le chemins et influencer Rumi. Le plus important étant certainement Shams, un derviche errant venu de la ville de Tabriz en Iran. (Les derviches sont des religieux musulmans soufi, vivant de l’aumône). La rencontre entre Shams et Rumi est un véritable « coup de foudre spirituel »!

Shams amène Rumi à sortir de son confort matériel, pour venir au contact des plus modestes, sans distinction ni de religion ni de vertus. Il lui enseigne l’abandon de soit qui est nécessaire à la communion avec Allah. La relation privilégiée qu’entretiennent les deux hommes devient source de jalousie, et 3 ans après son arrivée à Konya Shams est assassiné. La perte de son âme-soeur spirituelle est un drame pour Rumi.

C’est alors qu’il instaure une nouvelle forme de méditation, ou cérémonie religieuse, basée sur la danse giratoire. C’est le sema, qui aujourd’hui encore est pratiqué par les disciples de Rumi. Ces derniers sont appelés Mevlevi, mais nous les connaissons mieux sous le nom de derviches tourneurs.

Rumi, est également un grand poète. Il se met à écrire des poèmes qui 8 siècles plus tard sont encore traduits et lus dans toutes les langues à travers le monde.

Il décède le 17 décembre 1273 à Konya, à l’âge de 66 ans. Depuis lors, chaque année des festivités sont organisées à Konya pour l’anniversaire de sa mort.

Finalement, Rumi est l’un de ces rares personnages qui a su faire l’unanimité dans le cœur des hommes, toutes religions confondues. A tel point qu’il a été reconnu comme saint de son vivant!

NB: Pour en connaître plus sur le rituel du sema pratiqué par les Derviches Tourneurs, je vous invite à un peu de patience. Un article est en préparation qui vous expliquera tout sur la signification et les lieux où voir des derviches tourneurs à Istanbul.

Que voir à Konya?

Bien que Konya soit une ville de 1.5 millions d’habitants, le centre historique de l’ancien Iconium, n’est pas très grand. Un week-end suffit donc largement pour voir tout ce qu’il y a à visiter à Konya!

Musée et Mausolée de Rumi

L’incontournable, c’est bien-sûr la visite du mausolée de Rumi. Celui-ci se trouve dans l’enceinte du couvent des derviches tourneurs, aujourd’hui transformé en musée.

Et bonne nouvelle : l’entrée du musée est gratuite!

Le musée de Mevlana se repère très facilement par son dôme conique, de forme cannelée en céramiques vertes.

musée de Celaleddin Rumi, Mevlana, fondateur des derviches tourneurs. Son dôme conique cannelé de céramiques vertes caractéristiques, Konya, Turquie. Renferme le mausolée de Rumi.
musée de Mevlana

A l’intérieur du musée donc, vous pouvez voir le tombeau qui abrite la dépouille de Rumi. A ses côtés, de nombreux autres cénotaphes recouvrent les tombes de membres de la famille, tels que son père, ou des membres de l’ordre des mevlevi.

Dans d’autres parties du musée, vous apprécierez aussi les quelques mannequins de cire qui mettent en scène le quotidien des derviches.

Profitez également du jardin et de la jolie fontaine aux ablutions, pour vous rafraîchir les jours de grosses chaleurs!

Mosquée Selimiye

Cette mosquée se trouve juste à côté du musée de Mevlana. L’ensemble forme une jolie place pour des photos d’extérieur. En revanche, je n’ai pas particulièrement été éblouie par l’intérieur de cette mosquée de style ottoman. Construite au cours du 16ème siècle par le futur sultan Selim II, elle est donc bien plus récente que le sultanat Seldjoukide. Du coup, l’architecture est assez similaire aux mosquées d’Istanbul.

mosquée Selimiye de Konya, près du musée de Mevlana
mosquée Selimiye

Mosquée Aziziye

mosquée Aziziye de Konya, un mélange de style ottoman et baroque
mosquée Aziziye

Cette mosquée est plus atypique. Car dans un premier temps, sa construction est lancée au 17ème siècle, en pleine période ottomane. Mais deux siècles plus tard, après un incendie ravageur, d’importants travaux de reconstruction ont lieu, lui conférant un style encore tout autre. La mosquée Aziziyé présente donc un mixe entre architecture ottomane classique et style baroque!

Regardez les balcons de ses minarets qui ne ressemblent à aucune autre mosquée stambouliote!

Mosquée et Mausolée de Şemsi Tebrizi

Si vous avez bien en tête l’histoire de Rumi, vous vous souvenez de ce fameux Shams de Tabriz… Il s’agit du derviche itinérant avec qui Rumi avait développé cette relation spirituelle très intense et qui fût assassiné 3 ans après leur rencontre en 1247.

Eh bien, c’est dans cette mosquée que Shams de Tabriz est sensé être enterré. On peut donc théoriquement venir se recueillir sur son tombeau. Sauf que, pas de chance, le site est fermé pour restauration. Il faut donc attendre encore quelques mois – ou quelques années – avant de revenir!

Mosquée Kapı

Cette mosquée s’appelle Kapı, qui signifie porte, car elle est située à proximité de l’une des portes de l’ancien château de Konya. Elle est construite au 17ème siècle par un descendant de Mevlana. Dans le temps, elle a subit 2 fois des destructions et reconstructions. Aussi, le bâtiment actuel est plutôt daté du 19ème siècle.

Son originalité tient dans le fait qu’il faille gravir quelques marches pour y pénétrer, puisqu’elle est surélevée au 1er étage. Au rez-de-chaussée se trouvent des boutiques. (En cela, elle me fait penser à la mosquée de Ruştem Paşa à Istanbul).

Ce qui m’a plu aussi dans cette mosquée, ce sont ses plafonds, qui descendent très bas. Surtout si vous avez la chance d’être une fille, et que vous devez grimper à l’étage dans la section des femmes. Vous pourrez alors presque toucher le plafond!

mosquee Kapi ou Kapu de Konya
mosquée Kapi

Bazar de Konya

Le Bazar de Konya est formé de jolies ruelles très agréables et propres. En revanche, au niveau des articles vendus, soyez prévenus que ce n’est pas aussi funky que le Grand Bazar d’Istanbul. A Konya, le prêt-à-porté féminin se résume à des vêtements longs et très couvrants.

dans le bazar de Konya, Turquie
la mode à Konya

Traversez le bazar pour rejoindre tranquillement à pied le secteur de la colline Alaeddin.

Mosquée et colline Alaeddin

Grimpons au sommet de cette colline…

colline Alaeddin de Konya
colline Alaeddin

L’autre personnage à connaitre à Konya, c’est ce fameux Alaeddin! Rien à voir avec le héro de nos contes orientaux sur son tapis volant… Alaeddin Keykubad 1er, c’est le sultan rum qui règne à l’apogée de cet empire seldjouk d’Anatolie, au 13ème siècle. C’est lui aussi qui accueille Rumi et sa famille lorsqu’ils fuient devant les Mongole.

C’est sur une petite colline verdoyante que se situe cette mosquée d’importance. Elle est bien plus ancienne que les autres mosquées visitées jusque là à Konya. Sa construction, commencée dès le 12ème siècle, est achevée en 1221, sous le règne du sultan Alaeddin Keykubad qui y est enterré.

L’architecture de la mosquée Alaeddin est donc de style seldjoukide. L’intérieur ressemble à une forêt de piliers de marbres. Ces derniers sont d’ailleurs, comme souvent, du réemploi de bâtiments byzantins.

A l’extérieur de la mosquée, sur la colline, profitez d’une promenade à l’ombre des arbres. Les pelouses inviteraient presque à une petite sieste! Mais surtout, en cette saison printanière, les rosiers sont en fleur et le spectacle est magnifique!

Toujours sur la colline, un petit pavillon seldjoukide – le pavillon Kiliç Arslan – est en cours de restauration.

Madrasa au Minaret élancé, musée de gravure sur bois et sur pierre

madrasa au minaret élancé, inci minare, de style seldjoukide à Konya, Turquie. Abrite aujourd'hui le musée des gravures sur bois et sur pierre
madrasa au minaret élancé

Au pied de la colline Alaeddin se trouve une ancienne madrasa – école coranique – aujourd’hui convertie en musée. Le bâtiment est de style seldjoukide. Depuis l’extérieur vous remarquez ce superbe minaret, orné de céramiques. (d’où son nom de Madrasa au minaret élancé – inci minare. La façade est également remarquable!

L’entrée du musée coûte 6TL (inclus avec la MüzeKart ou MuseumPass).

A l’intérieur, vous admirez autant le bâtiment lui-même que les vestiges de sculptures sur bois et sur pierre qui y sont exposés. La visite ne vous prend pas plus d’un quart d’heure.

Madrasa Karatay, musée de céramique

En remontant vers le nord de la colline Alaeddin, vous voici devant une autre madrasa Seldjoukide, construite par Karatay. Ce dernier était un important personnage de la cour d’Alaeddin et de son successeur. Il était également un grand disciple de Rumi. Son tombeau se trouve à l’intérieur de sa madrasa.

Aujourd’hui, elle abrite également un musée de céramiques. Admirez les personnages qui y sont représentés! Elles ornaient les palais de cet empire seldjoukide de Rum.

musée Karatay à Konya, Turquie. Abrite le musée des céramiques. De style seljoukide. représentations assez rares de personnages.
céramiques seldjoukides du musée Karatay

Son entrée coûte également 6TL (inclus avec la MüzeKart ou MuseumPass).

Pensez à contourner le bâtiment pour admirer sa façade est, avant de rentrer dans le musée. Vous avez là encore un bel exemple de l’architecture seldjoukide.

Parc Fuar

Pour se reposer à l’ombre et laisser les enfants courir un peu, vous pouvez flâner dans le parc Fuar, qui abritait jadis … des foires! Au printemps, vous admirez les cygnes, les jets d’eau et les roseraies…

roseraies du parc fuar de Konya
roseraie du parc Fuar

Village de Sille

Si vous restez deux jours à Konya, l’autre incontournable c’est d’aller prendre un Kahvaltı – petit-déjeuner – au village de Sille.

Situé dans la banlieue de Konya, Sille est aujourd’hui un quartier de la ville. Vous pouvez vous y rendre en taxi pour quelques dizaines de TL ou emprunter une navette.

Hormis les attraits de son miel et ses confitures, vous pouvez visiter à Sille, l’Eglise Sainte-Hélène et le petit musée du village.

Eglise Sainte-Hélène

L’église Aya Helena – Sainte-Hélène – est un vestige de l’époque romaine. Son nom est celui de la mère de l’empereur Constantin qui fit construire cette église en 327, à l’aube de la Christianisation de l’empire!

Eglise sainte-Hélène de Sille, Aya Elena, près de Konya, Turquie
Eglise Sainte-Hélène de Sille

L’église Sainte-Hélène de Sille a aujourd’hui le statut de musée, mais sa visite est gratuite!

Vous pouvez compléter cette visite en grimpant au sommet de la colline pour atteindre une chapelle. A l’intérieur, se trouve une petite exposition sur les instruments astronomiques.

Musée de Sille

En plein centre du village, une maison abrite un petit musée sur la vie locale et l’artisanat de Sille. L’entrée est gratuite, donc on ne s’en prive pas. En revanche, il est dommage que l’exposition n’aborde pas du tout le passé byzantin de ce village.

Après l’arrivée des Seldjoukides, Sille est restée un quartier multiculturelchrétiens et musulmans cohabitaient harmonieusement, jusqu’aux échanges de populations dans les années 20. (lire mon article sur la p’tite histoire d’Istanbul pour les Nuls, pour en savoir plus sur ces échanges de populations).

Où voir une cérémonie de derviches tourneurs à Konya?

Un séjour à Konya est évidemment l’occasion rêvée pour assister à une cérémonie de derviches tourneurs! A konya, vous êtes dans le fief des derviches mevlevi!

Ces cérémonies typiques des derviches tourneurs, que l’on appelle sema, ont lieu au centre culturelMevlana semazen gözterileri. Il se situe à proximité du musée de Mevlana.

Les sema ont lieu tous les samedis soir, à 19h en hiver, mais peuvent être décalés à 21h en été. Vous trouvez des affiches au musée de Mevlana qui vous le précisent.

L’entrée est gratuite, cela vaut donc particulièrement le coup. (Pour info, sur Istanbul, assister à un sema vous coûterait autour de 100TL.)

Pour notre séjour, en cette date du 8 juin 2019, nous n’avons malheureusement pas pu en profiter… car ce soir, les Bleus affrontent les Rouges à la ba-balle 😉

Où se loger à Konya?

La ville étant très étendue, choisissez un hôtel à proximité du centre historique. Vous pourrez ainsi vous déplacer à pied. Il existe une ligne de tramway qui relie le centre à l’université, mais vous n’aurez a priori pas besoin de l’emprunter, car tout est concentré dans un petit périmètre.

Nous avons pour notre séjour, pris une suite familiale au Pasapark hotel selcuklu qui était très propre et confortable. Il faut par contre prévoir un peu de marche pour rejoindre le centre (15-20 minutes).

Que manger à Konya?

Comme partout en Turquie, on mange bien à Konya. Et en plus, pour pas cher, puisque le coût de la vie est encore plus bas qu’à Istanbul. Vous pourrez donc manger du kebap et autres mets turcs. Je vous conseille également de tester 2 spécialités culinaires typiques de Konya : le Etli Ekmek en plat de résistance, et le
Höşmerim pour une pause douceur dans l’après-midi!

Etli ekmek

Le Etli ekmek – qui signifie littéralement pain à la viande – est une sorte de pizza qui s’apparente fortement au lahmacun que l’on trouve partout en Turquie .

La pâte, très fine est recouverte d’une farce à base de viande hachée, tomates et poivrons. La forme du etli ekmek est surprenante puisque la « pizza » est toute en longueur, et peut être aussi longue que la table! Mais rassurez-vous, on vous la coupe en petits morceaux, que vous pouvez partager à plusieurs 😉

Une bonne adresse bien connue des locaux pour le Etli Ekmek :

Höşmerim

Un dessert local qui change un peu des bahklava et du künefe… le Höşmerim n’en est pas moins tout aussi copieux. Il s’agit d’une préparation à base de farine, lait et crème, saupoudrée de cacahuètes et de pistaches. Et on rajoute un peu de glace turque pour faire couler. Autant vous dire que c’est light 😉 Mais comme toujours, vous pouvez commander 1 portion à partager, accompagnée d’un verre de çay…

Hösmerim, spécialité de Konya, Turquie.
Hösmerim

Une autre bonne adresse où vous trouverez des plats principaux et des desserts :

La météo à Konya

Avant de boucler votre valise pour Konya, sachez que le climat est assez extrême. En été il y fait très chaud, jusqu’à 40°C. Alors qu’en hiver les températures peuvent descendre jusqu’à -20°C!

Je vous conseille donc plutôt l’automne ou le printemps. Par ailleurs, au printemps, les rosiers sont en fleurs! Et si la tulipe symbolise Istanbul en avril, sachez que la rose est partout à Konya pendant tout le printemps. Alors n’hésitez pas à profiter de ses roseraies magnifiques pour des petites pauses photos colorées 😉

A lire avant de visiter Konya

Pour découvrir l’histoire de Konya et de ses personnages illustres du 13ème siècle, tels que Celaleddin Rumi et Alaeddin Kekubad 1er, voici des idées de lectures. Ces romans historiques vous donneront toutes les clés pour comprendre et visiter Konya.

  • « Soufi, mon amour« , de Elif Shafak. C’est l’histoire de Rumi et de sa rencontre avec Shams de Tabriz à Konya.
  • « La Sultane Mahperi » et « La Sultane Gurdju » de Gisèle Durero-Köseoglu. Une saga en 2 tomes sur l’empire seldjoukide de Rum. Elle met en scène notamment le sultan Alaeddin Kekubad 1er et son successeur, sous l’oeil des deux sultanes.

Retrouvez d’autres conseils de lectures dans ma sélection de romans sur Istanbul et la Turquie.

Dernier petit conseil avant de visiter Konya

Avant de vous rendre à Konya, une petite information à bien avoir en tête : Konya est connue pour être la ville la plus pieuse de toute la Turquie! Ses habitants sont très accueillants mais sont plus conservateurs qu’à Istanbul. Ne cherchez donc pas à boire une bière, l’alcool n’est jamais à la carte des bars et restaurants de Konya. (C’est l’occasion de goûter à l’ayran, une sorte de yaourt liquide légèrement salé!)

De même, côté vestimentaire, même si on ne vous fera pas de remarque désobligeante, évitez les mini-jupes et micro-shorts, qui ne feront pas couleur locale! (privilégiez les pantalons et épaules couvertes).


Voici donc notre week-end à Konya qui se termine. Pour une première visite, nous avons été très contents de pouvoir profiter du beau temps et d’un événement festif qui apportait un peu de piquant dans cette ville calme et pieuse.

Et j’en conclue donc par un petit résumé de cette soirée foot :

Si vous avez suivi le match à la télé, vous m’avez peut-être aperçue avec mon mari chanter la Marseillaise… (les 2 supporters en Bleu dans un stade Rouge, c’était nous!). Résumé de la soirée : une ambiance de dingue dans le stade, des turcs debout qui chantent et sifflent pendant tout le match, 2 buts au fond des filets des Bleus (oups), une victoire méritée des Rouges, et à la sortie du stade un bain de foule exceptionnel!

Mon mari, mes 2 enfants et moi avons passé 45 minutes à attendre notre taxi. Pendant ce temps-là, les turcs venaient nous voir pour se prendre en photo avec nous, nous féliciter malgré notre défaite – une déculottée diront certains, nous offrir à boire et à manger… Un très bel exemple de fair-play qui s’exprime dans la rue bien plus que dans le stade. Pour nous, un très très bon souvenir…

Alors, pour la Turquie, Konya et Mevlana, hip-hip-hip… 😉

match de foot à Konya, France Turquie, 8 juin 2019, qualification coupe Euro 2020
match France-Turquie à Konya le 8 juin 2019!